Au Sénégal, des chatbots qui parlent wolof
Le wolof est parlé par des millions de personnes, mais il est presque invisible pour les grandes IA. Les modèles dominants le comprennent mal, et le parlent encore plus mal.
À Dakar, des développeurs ont décidé de ne pas attendre. Ils collectent des conversations, des émissions de radio transcrites, des messages vocaux annotés : la matière première dont aucun modèle ne dispose pour cette langue.
Leur objectif n’est pas de concurrencer les géants américains. C’est de construire des services utiles ici : un assistant agricole qui répond aux paysans dans leur langue, un chatbot administratif qui explique les démarches sans passer par le français.
Le message est simple : l’IA ne sera vraiment mondiale que si elle parle les langues du monde. Et pour l’instant, ce sont des petites équipes locales qui font le travail.
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